Une flamme classique s’éteint d’un souffle. Une flamme tempête, non – et ce n’est pas une question de puissance mais de physique.
Le principe
Dans un briquet ordinaire, le gaz sort à peine sous pression et brûle en se mélangeant lentement à l’air ambiant : la flamme est jaune, molle, facile à disperser. Dans un briquet tempête, le gaz est projeté par un injecteur étroit qui le mélange à l’air avant la combustion. Résultat : une flamme bleue, courte, dirigée, qui brûle bien plus chaud et que le vent ne parvient pas à décrocher.
Autre nom, même chose : on parle de briquet chalumeau, de flamme torche ou de « jet flame ». C’est la même technologie.
À quoi ça sert vraiment
- Le cigare. Une flamme classique laisse un goût ; une flamme tempête brûle proprement et allume uniformément.
- Le charbon de chicha. Un charbon naturel demande une chaleur soutenue que seule une flamme torche apporte rapidement.
- Le barbecue et la cheminée. Dehors, avec du vent, c’est souvent le seul qui fonctionne.
- Le bricolage. Rétreindre une gaine thermique, décoller une étiquette : la flamme est assez chaude pour ça.
Ses contreparties
Il consomme nettement plus vite qu’un briquet classique, et il chauffe : ne le maintenez pas allumé plus de quelques secondes d’affilée, le corps monte en température et le gaz se dilate. Enfin, sa flamme est quasiment invisible en plein jour – c’est la cause d’accidents bêtes.
Une flamme tempête dépasse largement les 1 000 °C. Ne l’orientez jamais vers quelqu’un, ne l’approchez pas d’un aérosol, et laissez-la refroidir avant de ranger le briquet dans une poche.
Et en avion ?
Les briquets à flamme torche sont interdits, y compris sur soi, contrairement aux briquets classiques qui bénéficient d’une tolérance encadrée. Le détail de la réglementation.
