Ni gaz, ni flamme, ni pierre : un arc de plasma entre deux électrodes. Sur le papier c’est séduisant. Dans les faits, il a des qualités réelles et deux limites qu’aucune publicité ne mentionne.
Comment ça fonctionne
Une batterie au lithium alimente un circuit qui élève la tension à plusieurs kilovolts. Entre deux électrodes espacées de quelques millimètres, l’air s’ionise et laisse passer un arc – le même phénomène qu’un éclair, à échelle minuscule. Cet arc atteint une température très élevée et enflamme instantanément ce qu’il touche.
Ses vraies qualités
- Insensible au vent. Il n’y a pas de flamme à souffler : l’arc reste l’arc.
- Aucun consommable. Pas de gaz à racheter, pas de pierre à changer. Une prise USB suffit.
- Pas d’odeur. Rien ne brûle dans le briquet lui-même.
- Coupe-circuit. La plupart des modèles s’arrêtent seuls après quelques secondes, ce qui évite les surchauffes.
Ses deux limites
Il faut viser. L’arc ne fait que quelques millimètres : il faut amener l’objet exactement entre les électrodes. Pour une cigarette, c’est immédiat. Pour une bougie au fond d’un photophore ou un feu de cheminée, c’est impossible – il faut alors un allume-tout.
Il tombe en panne de batterie. Un briquet à gaz vide se recharge en dix secondes n’importe où. Un briquet USB déchargé demande une prise et une heure. C’est un objet de maison, pas de randonnée.
Combien d’allumages par charge ?
Les fabricants annoncent généralement plusieurs centaines d’utilisations par charge complète, ce qui correspond à plusieurs semaines d’usage courant. La batterie, elle, supporte quelques centaines de cycles avant de perdre en capacité – comme toute batterie lithium.
Peut-on le prendre en avion ?
Les règles applicables aux briquets classiques ne couvrent pas les modèles à batterie, qui relèvent des équipements électroniques. Dans le doute, renseignez-vous auprès de la compagnie avant le départ. Nos explications sur le sujet.

